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Les huit planches


Frottement
Le “frottement” non différentiée [ Organisme / Environnement ]
stimule et élabore l’imaginaire de l’organisme
bien avant toute symbolisation (langage)
sous forme de représentation pictographique


Le Soi [ Moi / Je ] ou [ idéal du Moi / Moi idéal ]
Ce même “frottement” ou rencontre rend possible
les trois phases de séparation physique, psychique et conscience
ou [ Différentiation - Individuation - Réflexivité ]

Par cette différentiation, ce “frottement” développe
l’imaginaire sous deux autres formes
d’une part, la représentation primaire fantasmique avec l’idéal du Moi
d’autre part, la représentation secondaire idéique avec le moi idéal
d’où émerge les quatre angoisses existentialistes

Rapport à la norme
Première phase, la représentation primaire de l’idéal du Moi (fantasmique)
va se frotter aux valeurs étayé sur l’imaginaire social institué.
Celle-ci sera rejetée ou tolérée avec légitimation
de [ oui / non ] de son autorité d'un rapport à la norme

Rapport à l'image de Soi (identitaire)
Si ces valeurs ne sont pas prises en compte,
l’idéal du Moi s’impose de soi comme la référence : préférenciation.
Il y a absence ou déni de ce qui n’est pas “Moi“.
La toute-puissance du Soi s’exprime et
vie une carence du pôle “Je” d'un rapport à l’image de soi ( identitaire )

Rapport à l'altérité (Savoir)
Si ces valeurs sont prises en compte,
l’idéal du Moi s’ouvre pour construire un système référentiel
autre que lui-même d'un rapport à l’altérité ( Savoirs )

Rapport à la valeurs (Sens)
Deux cycles possibles diamétralement ou dialectiquement contraires,
• cycle répétiteur affirmatif d’une logique de contrôle de Soi par Soi
• cycle créateur estimatif d’une logique d’évaluation de Soi par l’altérité d'un rapport à la valeur.

Oscillation entre [ Idéalisation / Sublimation ]
Ni tout chat blanc ni tout chat noir, nous alternons ou oscillons
entre imaginaire leurrant et imaginaire fécondant,
entre [ idéalisation / sublimation ]
entre [ Se conformer à un idéal / Se créer par altération ]

L’un rappelant au témoin existentialiste que nous sommes bien présent,
quand l’autre nous propose de marcher, de grandir… mais vers quoi ?… Tragique.


Le sens comme vecteur de la responsabilité (RSE)
"À partir d'une représentation partagée de la société comme construction active,
l'intervenant se fait l'allié du désir de coopération et de responsabilité collective
des activités de ceux qui lui adressent leur malaise dans les organisations sociales.

Le développement de l'autonomie dans laquelle "les autres sont toujours présent,
comme altérité et comme ipséité du sujet " ( Castoriadis)
s'inscrit dans un processus d'après-coup.

La praxis clinique est toujours remonté du temps de l'événement.
Des significations émergent de ce temps pris à rebours.
L'utopie de l'intervention est que cette coconstruction du sens
participe à faire lever de nouvelles significations historiques."

(Florence Giust-Desprairie 2013 - L'imaginaire collectif.)

(Le mot clinicien en psychosociologie à été remplacé par intervenant ou intervention)

La crise comme rupture dans l'imaginaire 
et perte d'objets médiateurs régulateurs des valeurs de l'action

D’après les travaux de Florence Giust-Desprairies,
Piera Aulagnier, Eugène Enriquez et de Cornelius Castoriadis
dans Giust-Desprairies F. (2003). L’imaginaire collectif. Érès

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1 - L’imaginaire [ Leurrant / Fécondant ] ou mouvement [ Stationnaire / Oscillatoire ]
L’instance imaginaire est notre processus fondateur. Il nous constitue bien avant  l’apparition de l’instance symbolique (RSi de Lacan). Quand le symbolique provoque notre avènement au monde d'une conscience ayant conscience d'elle-même (réflexivité), l'imaginaire en est son fondement. L’imaginaire va créer notre psychisme et ainsi instaurer le mouvement de notre pensée.
L'imaginaire individuel en élaboration (instituant) s’étaye sur l'imaginaire social  déjà là (institué). Il s’appuie dessus afin de construire les fondations de sa propre réalité pour ensuite s'autonomiser et s'émanciper de ce dernier, tout en restant attaché comme un fil d’araignée invisible mais bien là : épreuves des liens sociaux.
L'imaginaire cultive deux pôles ou contraires dialectiques [ Leurrant / Fécondant ]. L’imaginaire leurrant poursuit un processus d'idéalisation alors que l'imaginaire fécondant celui de la sublimation. Quand l'un élabore les basses structurantes et récurrentes, l'autre ouvre les bases dynamiques et innovantes.
L’imaginaire leurrant est un mouvement vers l’intérieure qui reboucle sur lui-même (narcissisme primaire). Il est à la quête du retour à la matrice d’origine, de l’unité perdue, de la cohérence, de l’harmonie dans un processus de fusion d’un tout identique, d’une pensée unique (monade psychique réinstauré de Castoriadis). C’est de l’ordre de la “représentation primaire ou fantasmique” (Piera Aulagnier) avec écartement et déni de tout ce qui ne le permet pas.
L’imaginaire fécondant est un mouvement vers l’extérieure, vers l’Autre, vers l’altérité (narcissisme secondaire). Il est fécondant parce qu’il fait naître, il engendre de nouvelles possibilités, comme énergie motrice constructrice de sens et d’adhésion aux valeurs légitimées de l’institué. C’est de l’ordre de la “représentation secondaire ou idéique” (Piera Aulagnier).
Ces deux formes d’imaginaires constituent notre dynamique identitaire tant individuel que groupal. Tous les deux conditionnent nos comportements et attitudes dans et par la relation. Ils sont les témoins de nos actions et mettent à jour nos investissements externes sous formes de registres de pensée et de valeurs légitimées et sous formes d’investissements internes par les objets médiateurs psychiques introjectés. Ces objets ont de valeur que ce que nous leur prêtons. Croire ou savoir, quelles en sont leur légitimité et leur autorité ?

Le conflit intervient lorsque l’une des faces [ interne / Externe ] est déstabilisé.


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2 - Le conflit  [ interne / Externe ] ou dynamique des systèmes

Le frottement entre l’imaginaire leurrant d’une stratégie de replis sur soi comme défense (mêmeté) et l’imaginaire fécondant d’une parole adressée à l’autre (ipséité) provoque soit un conflit, soit un mouvement oscillatoire entre ces deux pôles.
L’un est un processus d’idéalisation de l’imaginaire leurrant, d’un toujours de la même chose avec la quête d’un retour à un état sans conflit d’une représentation fantasmé comme idéal. C’est une régularisation, c’est-à-dire une affirmation avec retour à la norme (Vérité ou le Vraie) par logique de contrôle.
L’autre est un processus de sublimation de l’imaginaire fécondant, d’un autre chose autrement avec la quête de sens par questionnement (d’apparence conflictuelle) d’une représentation idéique. C’est une régulation, c’est-à-dire de l’estimation par logique d’évaluation.
De même nous vivons ce frottement inévitable et constructeur de nos propres représentations suivant des formes subtiles de contraires comme se conformer / se créer, abnégation / narcissisme, etc.
Le conflit s’amplifie lorsque l’un des pôles [ interne / Externe ] est changeant.


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3 - Le déclencheur de la crise ou levier du changement
Mais d'où le déclencheur tire son pouvoir, sa capacité à briser l'unité des systèmes : “Il y a crise lorsque les transformations sociales font entrer de nouvelles significations qui viennent faire effraction dans les constructions collectives antérieures ; lorsque elles introduisent en particulier, et de façon brutale, des contenus déniés, contenues qui devaient précisément se trouver exclus du champ représentatif dans la constitution de l'unité et qui font brutalement retour, opérant un travail de déliaison. 
Mais d'où le déclencheur tire son pouvoir, sa capacité à briser l'unité des systèmes : La crise fait apparaître alors le caractère imaginaire de l'unité qui tenait à la nécessité de laisser dans l'ombre des éléments de réalité et leur signification externe ou interne dont la prise en compte se révèle menaçante pour la construction groupal. 
Ces bouleversements remettent en question la qualité des systèmes défensifs érigés par les groupes pour préserver une certaine cohérence et une suffisante cohésion. L'unité se fondait sur un pacte dénégatifs (Kaës 1989) dont les fonctions structurantes dynamiques éclatent et dont la fonction défensive devient inopérante. Les éléments déclencheurs font aussi resurgir la violence qui a été refoulée dans la construction imaginaire du groupe. En attaquant les fonctions organisatrices et défensives, ce sont les comportements, les liens et l'espace de créativité qui sont touchés.
La construction du groupe tient avant tout à la qualité de l'investissement d'un objet commun en vertu de quoi les perceptions, les représentations ne peuvent être autrement ou autres choses que ce qu'elles sont. Ces dernières sur lesquels repose la construction collective excluent les représentations ou réalités qui viendraient les contredire, celle qui, extérieur à leur champ, sont l'envers du système constructif, sont négatifs. Les contenus déniés, en quelque sorte immobilisés, dissimulés, sont d'autant plus actifs dans le processus de déliaisons qui sont méconnus. Ils participent du mythe unificateur et trouvent, le plus souvent, à se maintenir comme contenu refoulé par les réussites de l'action collective, avant d'être brutalement découvert et mis à l'épreuve.” (P. 127)
Le déclencheur touche aux nœuds du rapport aux savoirs (Norme, identité, altérité, valeur). Ils font ressurgir les nœuds déniés ou absents du contexte organisationnel individuel ou groupal : identifier le nœud en jeu et problématiser les enjeux vers l’élaboration de sens.


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4 - La crise [ Dynamique interne / Réalité externe ] ou l’imposture dévoilée
Le basculement du conflit à la crise correspond à un changement des règles du jeu et du jeu. C’est une “attaque” qui vient de l’extérieure. Le pôle intérieur ne voulant pas changer. Cette modification du pôle extérieure déséquilibre le fragile édifice de l’imaginaire leurrant individuel, groupal et organisationnel, d’autant plus que  le lien entre l’imaginaire individuel ou groupal (instituant) et l’imaginaire social (institué) c’est construit sur le déni ou une illusion fantasmée qui devient la dynamique interne du système : c’est le talon d’Achille.
Tous changements extérieurs touchent ce talon d’Achille d’un imaginaire leurrant élevé en dynamique interne : “Car ce qui était exclu du système imaginaire peut resurgir tel un retour du refoulé faisant prendre au groupe, toucher dans la vision du monde qu'il s'était construite défensivement, le risque d'un effondrement.” (p. 181)” 
L’intervention d’un consultant extérieure à pour fonction d’accompagner l’étayage des personnes et des groupes pour passer d’un imaginaire leurrant paralysant et obsolète à l’élaboration d’un imaginaire fécondant créateur de sens et du pouvoir d’agir.


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5 - Intervention et stratégies entre [ Repli sur soi et sidération / Ouverture et création ]
Lorsque les individus et les groupes constatent une inadaptation, la première solution consiste à chercher la solution par soi-même. Du toujours plus de la même chose sera servi puisque c’est le même système imaginaire leurrant qui fabrique de la même chose sans changer ou toucher à son noyau interne d’un imaginaire leurré qui ne peut s’adapter aux changements externes. Le repli et la sidération vous guettent, la logique de contrôle par affirmation et relation d’information domine.
La seconde solution consiste à faire appel à un intervenant, non pas avec un profil accès solution qui ne modifiera rien du pôle interne, mais un profil accès signification qui fera travailler les individus sur leurs dynamiques internes de l’imaginaire. La parole adressée, le dialogue dans un espace intersubjectif favoriseront la prise de recul nécessaire et indispensable à la clarification des scènes vécues : processus d’élucidation par problématisation d’une logique d’évaluation par estimation et relation communicative.


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6 - l’intervention entre logique [ Guidage / Accompagnement ]
Rendre intelligible les événements permet de passer d’un imaginaire leurrant et sclérosant en quête d’idéalisation par déni de ce qui l’entrave à un imaginaire fécondant vers l’intégration de nouvelles données. Celles-ci élaborent de nouveau comportement et attitudes grâce à de nouvelles connaissances et savoirs qui permettent la régulation.
Cette démarche n’est ni de la gestion de conflit ou de crise, cette démarche est un accompagnement des conflits ou des crises. C’est une remise en route du processus imaginaire des accompagnés qui tournait en rond dans une posture stationnaire leurrante. Cet accompagnement ne les place pas non plus uniquement dans une posture stationnaire fécondante qui en s'auto-engendrant cultive un autre leurre de toute-puissance auto-créationniste, mais plutôt dans une position oscillatoire entre [ Leurrant de l’idéalisation / Fécondant de la sublimation ]. En métaphore, c’est passé d’une représentation énergétique d’une dynamo produisant un courant continu à celui d'un alternateur produisant un courant alternatif : la dialectique identitaire du psychisme et du social.
Développer et valoriser les potentialités et non les régenter ou les normer.


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7 - Accompagnement Coach’RH professionnel + : un-tiers-venant
Fabriquer un espace de symbolisation et provoquer la rencontre entre l’imaginaire radical instituant du (des) coaché (s) et l’imaginaire social institué de l’intervention, afin de rendre intelligible les situations qui provoquent la demande, pour construire du sens et adhérer à des valeurs légitimées vers une nouvelle capacité d’agir. 
Les phases de l’intervention ouverture du “Je” qui déverrouille le “Moi” du coaché en perte de repères d’évaluation pour agir. En rapide, permettre au Soi du coaché de retrouver sa dynamique interne : “L’accompagnement ne crée pas le changement, il le met en scène, il le travaille.”  et je rajoute… il le fluidifie, le consolide et l’accélère, pour cela… (Vial, M., & Caparros-Mencacci, N. (2007). L’accompagnement professionnel. De Boeck p.65)

Quatre phases

  • Analyse de la situation : observer le principe unificateur de l’imaginaire radical leurrant qui soudait la collaboration et se sent attaqué
  • isoler le processus de déni : le retour du dénié, identifier le nœud du rapport aux savoirs pointant le pôle dialectique dénié [ Norme - Identitaire - Altérité - Valeurs ]
  • identifier les éléments déclencheurs : qui font éclater l'unité créant une rupture entre [ Dynamique interne / Réalité extérieur ]
  • Faire travailler la problématique : réécriture du sens en stimulant l’imaginaire fécondant

Le déroulement
  • Écouter la commande explicite et percevoir la demande implicite
  • Créer le dispositif d’accompagnement, le cadre (symbolique) et ses règles du jeu
  • Représenter le pôle institué par le contrat ou la convention, représentation symbolique de l’imaginaire social institué
  • Écouter les complaintes préférentielles du noyau monadique psychique ou narcissisme primaire des enjeux [ Motifs / Mobiles ]
  • Solliciter et convoquer les tiers-régulateurs, objets médiateurs psychiques introjectées des conflits [ Interne / Externe ] du coaché
  • Déconstruire en stimulant l’imaginaire radical instituant face fécondant du coaché, par un processus de problématisation : PDH
  • Reconstruire des repères de référenciation (référentiels de critères) d’un narcissisme d’objet médiateurs psychiques
  • Retour sur l’appris par formulation du coaché et reformulation du coach des tiers-régulateurs légitimés d’un narcissisme secondaire
  • S’orienter dans l’agir

Résumé : Éthique des imaginaires
“L’existence précède l’essence” Sartre

D’après les travaux de Florence Giust-Desprairies,
Piera Aulagnier, Eugène Enriquez et de Cornelius Castoriadis
dans Giust-Desprairies F. (2003). L’imaginaire collectif. Érès

Avec iR = [ iL (idéalisation) + iF (Sublimation) ] <≈ co-étayage ≈> iS

   •
iR = imaginaire Radical instituant (Significations des individus ou des groupes)
   • iL = imaginaire Leurrant instituant (Significations qui se répètent - Pulsion de mort)
   • iF = imaginaire Fécondant instituant (Significations qui engendrent - Pulsion de vie)
   • IS = imaginaire Social institué (Significations sociales qui renvoient au sens)
   • RPS = Risques Psycho-Sociaux
   • RSE = Responsabilité Sociétale des Entreprises

Si l'équilibre sur imaginaire leurrant est prioritaire
[ iR = iL ] = iS

il y a conflit quand
[ iR = iL ]iS

et déclenchement de la crise si ce qui est dénié et refoulé resurgit et est touché
[ iR = iL ]iS => RPS

L'intervention est un travail d'élaboration et coconstruction du sens
iR = [ iL + iF ] / iS

La finalité de l'intervention permet de rendre intelligible et habitable
iR = [ iL + iF ] <≈ co-étayage ≈> iS => RSE

Sans jamais réduire iR = iS puisque pour l'instituant : individus et groupes
iF (de iR) est la base dynamique & innovante
quand [ iL (interne) + iS (externe) ] sont les bases structurantes & récurrentes

Pour Florence Giust-Desprairies dans son ouvrage et recherche sur l’imaginaire collectif, (2003 p.190) "la notion d’imaginaire permet de rendre compte des dimension leurrantes et fécondantes" (Enriquez 1972) des significations sociales. (…) Comme source où jaillissent à la fois « des fantasmes aliénants et des créations libres » (Castoriadis 1975), l’imaginaire produit des significations sociales qui ont à voir aussi bien avec ce qui est institué de l’ordre de la reproduction, qu’avec des potentialités instituantes. » et je complète de l’ordre de la création, de l’innovation et du changement.


SiS et l'intervention d'accompagnement : crise - conflit
Les Significations imaginaires Sociales relient ( interne / externe ) de l'instituant, de même pour ( instituant / institué ). L'entendement des SiS permet une coconstruction du sens et participent à faire lever de nouvelles significations fécondantes et motrices. Ainsi, elles évitent la sidération, la paralysie provoquée par des idéalisations ou idéologies leurrantes. En exemples, l'économie comme universelle, l'excellence comme finalité, l'excès de rationalité objectivantes, la rupture comme changement, etc.

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